20.01.2009
Les trois vagues féministes
Féminisme… Ça vous barbe ? Nébuleuse complexe, de la MLF (non s’il vous plait !!! Pas Isabelle Alonso et ses chiennes de gardes moi aussi elles me barbent) au féminisme universitaire québecois (c’est déjà mieux). Quelques repères ici pour mieux comprendre l’évolution du mouvement et ses ramifications actuelles.
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L'orgasme féminin se calcule en dollars ?
Grosse polémique outre-Manche. Le sérieux Times publie une info déconcertante pour tous ceux et celles qui ne croient pas à la vénalité intrinsèque des femmes. Selon une étude, les femmes auraient plus d’orgasmes quand leurs partenaires ont un compte en banque richement doté… Plus il y aurait d'argent, et plus l'orgasme serait régulier... On croit rêver.
Bon, pleine de mauvaise foi, on pourrait toujours dire que l’étude est bidon, que les chercheurs qui l’ont menée sont des machos incurables…Même pas, les chercheurs en question, les psychologues Thomas Pollet et Daniel Nettle, de l’université de Newcastle, se basent sur l’hypothèse suivante : «la disposition des femmes à atteindre l'orgasme pourrait être la résultante d'une évolution historique qui les poussent à sélectionner les males les mieux dotés ». On précise cependant que les données ont été recueillies auprès du gouvernement chinois...
La femme n’est donc qu’un être rationnel. Son orgasme n’est pas mécanique. Il est forcément plus facile pour une femme d’avoir un orgasme quand elle n’est pas stressée par des problèmes d’argent. Comme le dit une des jeunes femmes interrogé par le Times "une femme lorsqu'elle s'allonge, n'a pas envie de penser à sa facture de gaz". Guerre des classes ou guerre des sexes ? On a même plus à choisir…
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19.01.2009
Droits de l'homme ou droits humains?

60 ans de droits de l’homme… et des femmes qui ne s’y reconnaissent toujours pas. Droits humains ou droits de l'homme ? La différence ne semble peut être pas énorme. Mais c'est Mary Robinson, l'ancienne haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, qui le dit, avec raison : la formulation droits de l'homme exclut une partie de la population. L'ancienne présidente irlandaise a jeté un pavé dans la mare, le 8 décembre en remettant en cause l'expression devant un parterre d'invités venus célébrer à l'Elysée le soixantième anniversaire de la célèbre déclaration. Elle lui préfère l'expresion anglaise "human rights" ou droits humains.
Il faut l'avouer les révolutionnaires français de 1789 n’étaient pas des hérauts de l’égalité. Il y avait les citoyens actifs qui votaient, les citoyens passifs qui ne votaient pas et puis...les femmes. Une fois de plus, les femmes n’étaient pas leur soucis, si ce n’est les tricoteuses peut-être, qui attendaient devant la guillotine que les têtes tombent tout en tricotant ?
Quant au suffrage universel de 1848, lui non plus n’intégrait pas dans sa définition la moitié de la population française. Point de jupons dans les cohortes de villageois qui se rendent aux urnes, dans les descriptions de Tocqueville . Ne l’oublions pas jusqu’en 1945 en France, les femmes sont considérées comme les suppôts de leur maris ou pis des prêtres. Pourquoi donc doubler ces votes en autorisant les femmes à voter ? Et même Jaurès, le défenseur de l’ouvrier, le fondateur de l’Huma, le pourfendeur des injustices n’en pensait pas moins.
Alors dans la constitution de 1948, pas de questions, on reprend la formulation… Oui mais voilà, 60 ans après les mentalités ont évolué, les femmes sont parvenues à prendre un peu plus de pouvoir (un peu plus seulement). Alors pourquoi ne pas prendre en compte cette évolution dans ce texte fondateur des libertés publiques ?
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